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12.04.2009

L amour

Encore une note ancienne... c est ma préférée...

Aujourd hui je veux par dessus tout, que cette note vous aide .

 Elle s adresse à tous, à toutes, à tous ceux et toutes celles qui sont en panne de paroles, qui ont oublié(e)s le sens de la communication .

Je veux, que vous compreniez que l orgueil doit souvent être mis de côté ... et une parole, dire 'je t aime" dire où on veut aller exactement dans la vie avec l être que l on aime .... et quel que soit l âge que l on a .

Cette histoire est un morceau de mon histoire, ce n est pas moi qui l ai écrite, mais Mon Cher Clint (le seul et unique Clint), qui me l a adressée en commentaire hier . Ce commentaire m a bouleversé (j en ai pleuré)  même après bien des années ! 

Nous dédions donc  cette note à tous les amoureux de la terre de 2 à 150 ans, et qu elle vous serve de leçon :

Vous les femmes il faut savoir parler juste parfois ... et Vous les hommes : idem  

C est simplement l éducation qui fait que nous nous comportons différemment, mais le coeur d un homme et  d une femme est identique .

 

***

J’ai connu le bonheur et vu la lumière dans le trou du Q du monde !


1986, ça ne vous dit rien ? Peut-être pas pour vous, mais pour ma Princesse et moi oui !

Et oui, votre blogueuse adorée m’a connu, en 1986, autant dire  dans une autre époque, un autre monde.

Pour vous restituer le contexte : 1986, c’est Devaquet et avec lui,  de nombreuses réformes pour les Lycéens... Vous y êtes maintenant ???

Voilà, l’histoire, merveilleuse mais brève :  c’est Notre histoire, à Lénia et moi-même.
Bien sur, elle ne s’appelait pas ainsi et moi, je n’étais pas Clint, quoiqu’elle en pense. Même si, à cette époque, me prendre pour Clint Eastwood lui a permis de sortir avec moi, et bien soit, je serai Clint.


Je suis incapable de dire à quelle période de l’année scolaire nous étions, je me souviens juste que ça caillait sec. Notre seule préoccupation de l’époque et d’adolescent :  ne pas aller en cours ! Quelque soit la réforme de ce Devaquet ou autre clampin, même si cette dernière était pour  nous donner que 2 heures de cours hebdo, on aurait manifesté. Pour nous, comme pour tout étudiant, tout était prétexte  pour révolutionner et refaire le monde, toute occasion était  bonne pour ne pas aller en cours, même la perte d’un cheveu le matin, un caca nerveux, voir un caca liquide. Les filles avaient 15 000 fois leurs règles par mois, et les mecs, des pertes de mémoires quotidiennes les empêchaient de fréquenter avec assiduité les cours ! L’époque de l’insouciance, l’époque ou notre seul soucis était de ne pas se croûter devant le Lycée ou à la sortie du bus, d’avoir suffisamment de tunes et de clopes pour tenir une journée au bistro du coin.

Nous étions, Lénia et moi-même dans un lycée de la province la plus reculée de France, cette belle Province dont il n en  reste que  les plus humbles Marquises de France , vous connaissez ? Ca  m’étonnerai ! Car c' est  là, le trou du Q du monde. Mini 3 000 élèves à l’époque. Toujours froid, toujours pluvieux, des jeunes qui tiraient une gueule que seul un « pré-suicidé » arrive à sortir un soir de profonde déprime. Et bien nous, on vivait et étudiait là. Enfin, on suivait le mouvement instauré de force par nos parents. Alors, on essayait de sortir du mieux qu’on pouvait de not’ quotidien de merde, on s’échappait comme on pouvait,  Et  Devaquet, est arrivé. Et avec lui, est arrivé le bonheur, ma Princesse, ma Lénia.

Je ne ressemblais (et ça n’a pas changé d’ailleurs) à rien d’autre qu’un quidam parmi tous les quidams. Un gars quelconque, qui essayait de se donner un style avec les récupération de sapes à droite et à gauche (l’imper du grand frère),de comportement d’autrui (l’assurance d’un pote, tombeur de ces dames, la démarche élastique et les faux airs de je ne sais quel chanteur de groupe New Wave à la mode de l’époque). Bref, un jeune ado qui cherche à se faire remarquer par qui voudra bien le remarquer. Et bien, Lénia, elle, elle m’a remarqué. Classiquement, j’appris par une tierce personne qu’elle voulait sortir avec moi et classiquement, via cette même personne et après avoir « apprécié sa personne « sous le préau, j’ai accepté de la connaître. 1er baiser délicat, volé dans un coin de rue, 1ère sensation de « je suis le meilleur et le plus beau du monde ». Elle était belle ma Lénia, elle est toujours belle d’ailleurs. Elle était plus grande que moi (ça n’a pas dû changer je pense...) et superbement bien gaulée la miss pour ses xx ans, elle était en seconde. J’en avais xx et j étais en terminale, quand j’y pense encore, je me demande ce qu’elle me trouvait (‘faudra que tu me le dises d’ailleurs, car je ne sais toujours pas).

Pendant 15 jours, nous avons manifesté ensemble, main dans la main. Petite amourette peut-être, mais elle fait parti de mes 1er émois polissons. J’adorais la tenir dans mes bras, sentir la chaleur de son corps contre ma poitrine. Nous étions souvent dans la cours du lycée, adossés contre une rambarde de merde : elle était emmitouflée dans mon grand imper et j’essayais au mieux d’être celui qu’elle voulait que je sois. Tous les matins, elle arrivait avant moi au bahut, elle m’attendait à l’arrêt du bus. Tous les matins, je trépignais d’impatience de pouvoir la serrer dans mes bras, l’embrasser avec fougue, mais timidité (tu ne t’en tirerai pas seulement avec un simple baiser aujourd’hui très chère...!) Mon coeur tremblait a tout rompre et mes jambes flageolaient et dansaient le twist à chaque fois que je savais qu’on allait se voir. Mais il fallait faire le gars « rien ne m’atteint et je suis le plus beau, le meilleur, le plus sûr de lui ». Alors je jouais ce rôle de mon mieux. Si tu savais, ma Lénia a quel point je flippais, à quel point j’etais accro à toi.


15 jours durant, j’ai connu ce bonheur, pendant 15 jours, il y avait de la lumière dans le trou du Q du monde, il y avait sa lumière dans ma pauvre vie. Et puis un matin, en descendant du bus… personne, pas âme qui vive à plusieurs centaines de mètres, autant dire le bout du monde à mes yeux ! J’ai attendu, transi de froids, 2 minutes, 2 heures, 15 ans…je ne sais plus ! Tout ce dont je me rappelle, c’est que pour moi, c’était une éternité à mes yeux. Alors, j’ai fait la seule chose qui me paraissait censée et réfléchie à l’époque : j’ai rejoins les potes au troquet du coin, l’air de rien. L’âme blessée, profondément blessée, mais d’un air joyeux, pour ne pas perdre la face devant les autres, pour montrer que j’en avais rien a cirer. Le sourire dehors et les larmes à l’intérieure.

Aujourd’hui, nous sommes le 31 mars. Nous sommes en 2008, j’ai xx  ans et ma Lénia, xx.

Nous avons fait not’vie, chacun de notre coté. Ce matin, en arrivant au boulot, comme d’hab, 1ere chose importante, je consulte mes emails perso. Comme d’hab, de la pub, de la pub et de la pub. Mais, entre 2 emails un viagra, snif, et l’autre sur « comment agrandir son sexe pour ressembler a un éléphant et en foutre plein la vue, ou ailleurs ou à votre épouse », un émail intitulé « requête ».

Ma 1ere reaction, le supprimer. Et puis, vu l’heure matinale, on fait ce qu’on peut, desolé, je me suis dit .

- « tiens ?, quoi que c’est ça ? » et j’ai lu, cliqué sur le lien attaché à cet email et, je n’en croyais pas mes yeux.

- « Te souviens tu de moi   ? » qu’elle m’a demandé.



Vous vous rendez compte, elle me demande si je me souviens d’elle ! Ma Lénia, 22 ans après me recontacte et me demande si je me souviens d’elle !J’en suis encore sur le Q, même à cet instant précis.

Si tu savais le nombre de fois où j’ai pleuré de t’avoir perdu sans comprendre, d’avoir tout gardé au fond de moi sans rien dire à personne, de t’avoir zappé de ma mémoire journalière pour te mettre dans un petit nid douillet de mon cerveau. Si tu savais toutes les fois ou je t’ai ressorti de ce nid de souvenirs pour m’aider à supporter mon quotidien, un passage difficile de ma vie.


22 ans après, tu m’as enfin dit pourquoi tu n’étais pas venu m’attendre ce matin là de 19xx. 22 ans après, j’apprends qu’un illustre connard, pour je ne sais quelle raison obscure, t’as dit que je sortais avec une autre fille. Je comprends aujourd hui ton désarroi de l’époque et, même si je n’en suis pas responsable, car il n’y avait que toi et personne d’autre, je te demande de bien vouloir m’excuser pour toute les peines et douleurs que j’ai pu te causer. Je n’y suis pour rien, mais je m’en veux de ne pas avoir insisté, pas avoir cherché à comprendre ce qui c'était réellement passé ce jour là.

On ne peut revenir en arrière et, avec ma vie actuelle, je ne regrette pas non plus de ne pas pouvoir le faire. Mais je me dis, depuis hier soir, que si, ce jour là, j’avais été te voir, si j’avais osé aller te faire face et te demander une explication, peut-être qu’aujourd’hui, je dis bien, peut-être, la magnifique fille que tu as et dont tu es si fière (à juste titre d’ailleurs), serait peut-être ma fille aussi. Peut-être serions nous aujourd hui  mariés, peut-être serions nous ensembles depuis 22 ans !


Encore une fois, je ne regrette pas ma vie qui m’a donné aussi 3 magnifiques enfants et une épouse que j’adore par-dessus tout, mais si j’avais osé ce jour là, si j’avais eu assez de couilles, ma vie serait peut-être complètement différente !

En tout cas, merci à toi Lénia de m’avoir aimé un jour, merci à toi Lénia de m’avoir retrouvé et osé m’écrire.

Merci à toi Lénia de m’avoir permis de voir la lumière dans le trou du Q du monde. Merci d’exister.

Ton Clint de l’époque

***

 

Trackbacks

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Commentaires

Moi aussi, c'est une de mes préférées...

Ecrit par : Dr Sangsue | 13.04.2009

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c'est fort, cette note-là... très fort d'émotion et j'ai la larme à l'oeil
je comprends qu'elle soit ta préférée
Bisous et bonne journée

Ecrit par : wizzil | 13.04.2009

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ben dis donc, la belle histoire que voilà !
et ces mots sont plein d'amour, c'est très joli...
elle a de la chance la p'tite Lénia...
tu lui feras un bisou bien amical de ma part steu plait ?

Ecrit par : le Pierrot | 13.04.2009

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waouuuu c'est trop bô !
et tout ça grâce à face de bouc ???
^^

Ecrit par : Monette* | 14.04.2009

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@ Dr Sangsue : :o)

@ Wizzil : rhooo non faut pas avoir la larme à oeil ici ! c est interdit ! :o) des bisous


@ Le Pierrot : je sais je ne suis pas chanceuse au jeu, mais en amour OUI : j ai toujours été aimée très fort !

Ecrit par : Lénia | 14.04.2009

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@ Monette : ah non ps grâce à face de bouc ! pas du tout du tout du tout !!

Ecrit par : Lénia | 14.04.2009

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bonjour Lénia,

je finis de lire, je lis tes commentaires et tes réponses, "c'est interdit"? bon...

je n'ai pas la larme à l'œil, j'ai les larmes qui me coulent en lisant ce témoignage... je suis très émotif, que veux tu, je ne vais pas changer... nous sommes du même âge, et j'ai vécu avec Clint "votre histoire". Merci! Tu as bien fait de "ressortir" cette note.

Je sèche mes larmes, avec des "si"...

je te souhaite une excellente journée et une bonne suite à ta semaine,

gros bisous de Lolo

Ecrit par : laurent - mon journal de bord | 14.04.2009

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oula il t'a aimée lui, quel belle lettre d'amour encore là, je suis retourné et je file m'écrire un mail à moi-même ,note que ma tite cath, elle m'envoie de ces mails, rhooooo, chaque fois elle me retourne le cerveau
tain c'est bon l'amour , pas vrai tite Lenia, bisous

Ecrit par : philippe | 14.04.2009

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ah oui je m'en souviens de celle là..
c'est très beau ma Lénia.. tiens je te donne mes mouchoirs..

Ecrit par : unegrossefeignassedefee | 14.04.2009

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@ lolo : ah toi aussi tu es un romantique ? c est beau je trouve le roimantisme !

@ phuilippe : alors ton mél que tu t es écrit ? NON mais tu te fous de moi ? je suis sure que tu en reçois ... ah oui tu vois la tite cath ... oui c est bon l amour ! bisous

@ fée : rhoooo tu ne vas pas pleurer aussi ! rhooo

Ecrit par : Lénia | 16.04.2009

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C'est superbe... ça doit remuer un peu non ? Je ne comprends pas que tu ne sois pas allée, moi j'y serais allée pour avoir une explication et pour lui en coller une si c'était vrai qu'il avait quelqu'un d'autre.... vous avez continué votre route tous les deux sur des "non dits" et avec des doutes... quel dommage mais c'était certainement le destin qui voulait ça.....

Ecrit par : ysa | 17.04.2009

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